vendredi 7 septembre 2007

Traitement chirurgical du mésothéliome malin

Il y a deux approches chirurgicales du mésothéliome, la pleurectomie / décortication (P/D) et la pleuropneumonectomie extrapleurale (PPEP). Ce sont des chirurgies extrêmement spécialisées, et qui peuvent ne pas être offertes dans tous les établissements. Tous les chirurgiens thoraciques ne sont pas compétents pour ces types de chirurgies. L'objectif ultime de ces procédures est l'élimination d’une grosse partie de la maladie, en sachant que très probablement la maladie microscopique résiduelle restera. La thérapie adjuvante par laquelle des formes supplémentaires de traitement sont utilisées conjointement à la thérapie primaire, vise typiquement à éliminer la maladie résiduelle. Les formes les plus communes de thérapie adjuvantes sont la radiothérapie et/ou la chimiothérapie.

La pleurectomie/décortication est considéré la moins radical des deux approches puisqu'elle n’implique que l'élimination de la plèvre (revêtement du poumon) sans retirer le poumon sous-jascent. Dans certains cas, le péricarde et le diaphragme doivent être retirés, selon l'ampleur de la tumeur. Les avantages de cette procédure sont un temps de récupération généralement plus rapide, et l’utilité pour les patients qui peuvent ne pas être à même de tolérer une PPEP plus radicale. Les inconvénients comprennent un risque augmenté de récurrence de la maladie à cause de l’impossibilité de retirer toute la tumeur, et l’impossibilité d’utiliser de hautes doses de rayons adjuvants à cause de dégâts potentiels au poumon sous-jacent.

La pleuropneumonectomie extrapleurale est une procédure plus radicale qui implique l'élimination du poumon, de la plèvre (revêtement du poumon), du péricarde qui entoure le coeur et d’une partie du diaphragme. Pendant la chirurgie, le péricarde et le diaphragme sont reconstruits avec un matériel semblable au Gortex. Pour être éligibles pour cette chirurgie, les patients doivent satisfaire à certains critères d’étape et démontrer des fonctions pulmonaires et cardiaques adéquates pour être à même de supporter la procédure.

jeudi 6 septembre 2007

Les bénéfices d'ALIMTA(R) (pemetrexed pour injection) chez les patients souffrant d'un mésothéliome pleural malin

Les données tirées de deux études à grande échelle ouvertes montrent que des patients ont bénéficié de taux de survie à un an supérieurs à 50 % lorsqu'ils sont traités avec ALIMTA(R) (pemetrexed pour injection) ou avec des régimes à base d'ALIMTA dans le traitement du mésothéliome pleural malin (MPM) à la fois en première et en deuxième intention. Les résultats de l'étude démontrent des bénéfices importants en matière d'efficacité et d'innocuité pour l'ALIMTA d'Eli Lilly and Company, le seul agent connu démontrant un avantage de survie dans cette maladie souvent difficile à traiter et qui est principalement liée à une exposition à l'amiante. Les données ont été présentées aujourd'hui à l'occasion de la douzième conférence mondiale sur le cancer du poumon.

Une des plus importantes études entreprises sur le traitement du mésothéliome, cette étude à trois bras, ouverte, multicentrique et de première intention (Résumé WCLC N C5-01) a consisté à traiter des patients en monothérapie avec ALIMTA, dans un bras, et en bithérapie avec soit cisplatine ou carboplatine, dans les deux autres bras. Les trois bras ont montré des taux de survie à un an cliniquement similaires (58,6 % pour ALIMTA en monothérapie ; 63,1 % pour ALIMTA+cisplatine, et 64,0 % pour ALIMTA+carboplatine). Les bras de bithérapie ALIMTA plus platine ont obtenu des taux de réponse plus élevés qu'ALIMTA en monothérapie (10,5 % pour ALIMTA ; 26,3 % pour ALIMTA+cisplatine et 21,7 % pour ALIMTA+carboplatine). Tous les 2023 patients traités en première intention présentaient un diagnostic histologique ou cytologique (les cellules du patient étaient examinées sous microscope) du MPM qui n'était pas compatible avec une chirurgie curative.

Une étude multicentrique ouverte (résumé WCLC N C5-03) a évalué les résultats de 988 patients qui ont été traités en deuxième intention contre le MPM avec ALIMTA en monothérapie, ALIMTA+cisplatine ou ALIMTA+carboplatine, après avoir précédemment suivi une chimiothérapie. Les trois bras ont montré des taux de survie à un an significatifs (54,7 % pour ALIMTA en monothérapie ; 67,9 % pour ALIMTA+cisplatine, et 65,5 % pour ALIMTA+carboplatine). Les patients traités avec ALIMTA en combinaison avec une chimiothérapie à base de platine ont obtenu des taux de réponse plus élevés (12,1 % pour ALIMTA ; 23,8 % pour ALIMTA+cisplatine et 16,8 % pour ALIMTA+carboplatine). Les toxicités de grade 3/4 les plus fréquentes pour les deux études étaient la leucémie, la neutropénie, la thrombocytopénie et l'anémie.

<<>>, a déclaré Richard Gaynor, M.D., vice-président, responsable de la recherche sur le cancer et de la plate-forme oncologique mondiale pour Lilly. <<>>

ALIMTA a été autorisé à la fois par l'Agence européenne pour l'évaluation des médicaments (EMEA) et la Food and Drug Administration (FDA) des Etats-Unis en 2004, en combinaison avec le cistapline dans le traitement du MPM. A ce jour, ALIMTA a été autorisé dans plus de 85 pays en combinaison avec le cistapline dans le traitement du MPM.

mercredi 5 septembre 2007

Définition du mésothéliome malin

Le mésothéliome est une forme rare et virulente de cancer des surfaces mésothéliales qui affecte le revêtement des poumons (la plèvre), de la cavité abdominale (le péritoine) ou l'enveloppe du cœur (le péricarde). Le mésothéliome est causé par l'exposition à des fibres minérales (comme l’amiante, ou l'érionite). Certains y ont été exposés à leur travail ; d’autres secondairement par des membres de la famille qui, à leur insu, ont ramené des fibres à la maison de leur travail dans leur vêtements ou leurs cheveux ou sur leur peau.

La survenue de cette maladie, parfois qualifiée de cancer de l'amiante, cette fibre étant le principal facteur de risque reconnu pour ce type de cancer, n'est pas indicative d'un seuil minimal d'exposition et son traitement médical a un impact limité sur l'espérance de vie des malades, en général de 12 à 18 mois.

Les premières manifestations retrouvées à l'examen clinique sont des douleurs thoraciques, souvent associées à un essoufflement et à un épanchement pleural récidivant, en général hémorragique. Le temps de latence entre la première exposition et le développement du mésothéliome est rarement inférieur à 20 ans, souvent de l'ordre de 30 à 40 ans, voire plus. Il ne semble pas exister de valeur seuil d'exposition en rapport avec un risque d'apparition.

Il a été décrit des cas de mésothéliomes pleuraux survenant dans l'environnement familial proche des travailleurs exposés à l'amiante, les sujets étant exposés du fait de la contamination des locaux d'habitation ou lors de l'entretien de vêtements empoussiérés.

Le tabac joue un rôle de cofacteur synergétique dans le risque de survenue d'un mésothéliome.
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